• Chapitre 2 ⇒Payée

    Dans le chapitre précédent:

    Blush a été repéré par la femme du président qui veut l'acheter pour qu'elle serve dans sa maison.

     


     

            Mme Contempt relève la tête. Elle s’attend surement à ce que je descende de l’estrade pour la rejoindre, mais moi je n’ai aucune envie de bouger. Je ne veux pas partir, et encore moins pour aller servir de bonne au président. J’ai eu tellement de mal à me faire à cet endroit et maintenant que je commence enfin à m’y habituer on veut m’enlever le peu d’attache que j’ai.

            Je reste tranquillement debout. Je suis très têtue. S’ils veulent que je bouge, il faudra me menacer de mort, et encore, la mort est peut-être mieux que ma vie…

            « Petite, suit-moi ! s’énerve Mme Contempt. »

            Je ne bouge toujours pas. Ce n’est pas parce qu’elle est une femme importante qu’elle a tout pouvoir sur moi. Au contraire, j’ai tendance à plus haïr les gens avec du pouvoir que les gens sans. Parce que les gens qui en ont peuvent vous faire du mal, alors que les autres, c’est plus difficile…

            Elle recommence encore. Et je ne bouge toujours pas d’un millimètre. Après un petit duel d’une dizaine de minutes sous le regard choqué des autres personnes présentes, les gardiens de l’orphelinat viennent en aide à la femme du président. Ils m’attrapent les bras et commencent à me tirer en direction du petit bâtiment où l’on paie. Je mets tout mon poids dans mes pieds afin de rester le plus longtemps possible ici.

            Ils m’attrapent également les jambes. J’ai beau me débattre, ils arrivent quand même à me maîtriser et à m’emmener jusqu’à la deuxième étape. Il faut dire qu’ils ont l’habitude de ce genre de chose. Je ne suis pas la première orpheline qui résiste.

           

            Après la traversée de la cour devant les autres orphelins et les hauts placés de notre société, on m’assoit sur une chaise devant un bureau où attend un homme à l’allure patibulaire. Il me regarde longuement. Peut-être pense-il à mon sinistre avenir, ou se réjouit-il de me voir enfin partir. J’ai au moins tenu quatre ans avant de partir. C’est en soit un petit record.

            Le gardien se met à lire une longue liste de droit à respecter. Oui, j’ai des droits, j’en ai en réalité seulement deux d’importants : mes « acheteurs » doivent me donner suffisamment pour survivre et ils n’ont pas le droit de me revendre. Ce qui veut dire que je ne peux pas mourir de faim ou de soif et que je ne peux pas être transporter de maison en maison, sans cesse déménagée.

            Ensuite, Mme Contempt annonce le prix auquel elle souhaite m’acheter. Comme c’était la seule à vouloir de moi, elle peut m’acheter au prix qu’elle veut.

            « Je souhaite acheter cette jeune fille au prix de trente Sesterces, annonce-t-elle. »

            Je manque de m’étouffer. Pour elle je ne vaux que trente Sesterces. Elle aurait dix trente Deniers à la limite. Pour qui elle se prend. Cette femme gagne plus d’As que je ne gagnerais jamais en toute ma vie et elle se permet de venir me choisir et de m’acheter comme si on achetait une vulgaire paire de chaussettes. Je reste calme quand même, pas besoin de se faire remarquer dès le premier jour.

            Je vois passer devant moi une trentaine de pièces que le gardien prend rapidement avant de les recompter. Il les rangea minutieusement dans une petite caisse improvisée.

            « Vous pouvez aller récupérer ses affaires et partir ensuite, explique-t-il en me montrant du doigt. »

            De quelles affaires parle-il ? Je n’ai rien à part une brosse à cheveux que je ne tarderai pas à jeter si je l’emporte avec moi. Mme Contempt se lève, d’un seul regard elle me fait comprendre qu’il faut que je fasse de même.

            « Merci mais je suis sûre qu’elle n’a pas d’affaire, n’est-ce pas ? »

            J’acquiesce. Malgré tout, je suis certaine que même si j’avais eu des choses à récupérer, une réponse négative ne lui aurait pas plu.

            La femme du président s’approche d’une porte en métal rouillé. Deux hommes armés la gardent. L’un d’eux pousse un des lourds battants. Des bruits de klaxons et d’exclamations parviennent alors jusqu’à mes oreilles. Je n’ose pas bouger. C’est la vraie vie. Je vais enfin entrer dans le monde après quatre ans enfermée dans cet orphelinat.

     

            J’ai enfin une nouvelle chance de retrouver un semblant de liberté.

     


      

    Voilà le deuxième chapitre. Je l'ai posté pile une semaine après le premier mais je ne pense pas continuer le même rythme après... J'ai toujours les mêmes inspirations et j'ai déjà prévu plusieurs autres parties après, pour l'instant, il y aura surement un nombre de chapitres allant entre 15 et 21. J'espère que ce deuxième chapitre est à la hauteur de vos attentes.

     

     

    N'hésitez surtout pas à laisser un avis...

     

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  • Commentaires

    1
    Jeudi 17 Juillet 2014 à 15:28
    J'adore comme toujours, la suite est aussi captivante que le début ! J'aime beaucoup Blush !
    2
    Jeudi 17 Juillet 2014 à 15:36

    emmamoi03: Merci et je suis content que ça te plaise ^^

    3
    Jeudi 17 Juillet 2014 à 16:42
    Salut ! J'aime beaucoup t'as fic est je voulais savoir si tu pouvais me prévenir de la sortie d'un nouveau chapitre. Mon blog : http://narnia-ouat-fiction.skyrock.com/ Tu peux me prévenir par mail : lauragiat@orange.fr ou sur mon blog Merci d'avance et bonne continuation !
    4
    Jeudi 17 Juillet 2014 à 18:47

    Narnia-OUAT-Fiction: Merci, je suis content que tu aimes.

    Si tu veux, il y a une newsletter qui t'envoie un mail automatiquement à la sortie d'un nouvel article ? 

     

    (J'ai été voir ton blog et je dois dire que j'aime beaucoup l'idée et l'histoire wink2)

    5
    Vendredi 18 Juillet 2014 à 07:13

    J'aime toujours autant ton histoire ! ^-^

    6
    Vendredi 18 Juillet 2014 à 11:50

    ~Yumi~: Content que ça te plaise wink2

    7
    Anna ♥
    Dimanche 20 Juillet 2014 à 20:50

    J'adore happy

    8
    Dimanche 20 Juillet 2014 à 21:18

    Anna ♥: Merci beaucoup smile

    9
    Madeline
    Lundi 1er Septembre 2014 à 22:56
    Houhou, encore une fois la longueur du chapitre est très courte. Je n'ai pas vraiment eu le temps de m'habituer à la scène pour m'y croire.
    Concernant les personnages nous découvrons un petit côté de personnalité de Blush. Elle semble être une fille têtue à quelques moments, peut être par passades. Je la trouve aussi très silencieuse, est-ce à cause de l'angoisse ? A moins qu'elle ait peur de se faire punir ? En tout cas je trouve qu'il manque de sons dans la scène où elle se débat. Après ce n'est que mon avis.
    Je m'attendais a ce qu'il y ait des regards de tristesse ou de compassion entre Blush et les orphelins, après tout ils sont sûrement solidaires entre eux non? A moins qu'ils ne pensent qu'à eux ce qui m'étonnerait fortement. Tout ça poir dire que j'ai perçu un manque de liens entre eux. Après c'est peut être normal je l'ignore mais je préfère en faire part.
    Tu mets bien en valeur l'importance de la femme, sa richesse et son pouvoir tout comme so caractère de friquées. J'ose m'imaginer qu'il ne s'agit que d'une façade mais j'en doute fortement quand même. Ce serait trop beau pour Blush.
    Je passe au prochain chapitre.
    10
    Mardi 2 Septembre 2014 à 19:11

    Madeline: Pour la longueur des chapitres, j'y travaille ^^ le chapitre 7 est déjà plus long (mais tu t'arrêtes au 5 dommage tongue)

    Pour la compassion, la tristesse, tout ces sujets (relations entre les orphelins, le silence...) seront expliquer par Blush elle-même dans la suite.

    Cependant, je ne comprends pas très bien ta dernière remarque: "J'ose m'imaginer qu'il ne s'agit que d'une façade mais j'en doute fortement quand même. Ce serait trop beau pour Blush." lorsque tu parles de la riche femme aww

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